mercredi 3 septembre 2014

Le recteur A.Saïb dessine les chantiers de rentrée et est assailli de questions sur la mise en place de la réforme des rythmes à Marseille

Signe des temps marqués par l’alternance politique et un rapport de forces dominé par des tensions autour du problème des rythmes ? Si sous l’ère du recteur de Gaudemar (2004-2011, la droite étant au pouvoir), puis sous celle du recteur Dubreuil (ancien directeur de cabinet du ministre UMP Chatel), il était d’usage que le premier représentant de l’administration déconcentrée fasse une visite de rentrée dans une école en compagnie de M.Gaudin, maire de Marseille, cette année, a priori et officiellement en tous cas, les routes des deux personnages publics ne se croiseront pas.  Du côté du cabinet du recteur, on invoque l’ignorance. « Nous ne connaissions pas le programme de M. le maire ».  M.Gaudin visitera deux écoles aujourd’hui, alors que le recteur  sera  présent dans des établissements du second degré (collège Rimbaud, Marseille et lycée Langevin, Martigues) et se rendra  demain à  l’école de Kallisté.
Les relations entre les deux hommes ont été brouillées par le prisme politique au fil des douze premiers mois en poste de M.Saïb.  Lors du conseil municipal d’octobre, M.Gaudin avait accusé le recteur, à peine nommé par le ministre Peillon,   d’avoir été le bras armé  du pouvoir socialiste « dans une chasse aux  sorcières »  avec comme gibier l’ancien DASEN des Bouches-du-Rhône muté dans l’Académie de Toulouse  à un poste subalterne (1). Les raisons exactes de cette décision  n’ont pas été  révélées, l’intéressé, présenté par ses amis comme une victime, pris par le devoir de réserve n’ayant pas fait de déclaration, alors que le maire de la capitale phocéenne, lui, rendait publique son interprétation. Au cours de ce même conseil municipal, M.Gaudin avait décoché  une autre flèche indirecte en direction du  haut fonctionnaire s’en prenant à  un ami de ce dernier, conseiller municipal de l’opposition, et coupable d’avoir fait « la bise lors d’une cérémonie officielle » au recteur, « ce qui ne se fait pas » avait tonné l’édile.  Il s’agissait  bien toujours de politique et non pas de relations personnelles, dont la teneur n’est pas connue.
(1) http://www.provenceducation.com/?p=20206  et   http://www.provenceducation.com/?p=20958 (reproduisant propos conseil municipal avec  références sur la vidéo)
La question des rythmes et les divergences constatée entre les deux camps n’ont pas arrangé les choses. Ce dossier plus que jamais occupe le champ médiatique, et donc  a priori  l’opinion publique dont les médias se veulent le relais. Un grand nombre des journalistes qui assistait hier à la conférence de presse du recteur était venu avec comme programme demandé par leurs rédacteurs en chef de titiller M.Saïb  sur ce sujet.   Le recteur a fait son job de recteur, relayer la parole et les directives de Grenelle et du gouvernement, contextualiser  les relations passées avec  la mairie, refuser d’endosser la moindre part de responsabilité dans le retard annoncé au niveau de la mise en place des activités péri scolaires… ligne argumentaire répétée cent fois depuis quelques mois «  seul le temps scolaire relève de la  compétence de l ‘Etat, il appartient à la collectivité partenaire de prendre en charge le péri scolaire ».  On sait que demain, mercredi, sera un jour présumé être de tempête avec l’annonce que les maires réfractaires feront un coup d’éclat (sous forme de fermeture d’écoles ?) dont certains dans l’académie (Cabriès, Les Pennes, Fos entre autres). Quelle réponse ? Le recteur Saïb met en avant la déclaration de la ministre comme ligne de conduite. « L’Etat prendra ses responsabilités » , la compétence d’une éventuelle mesure de coercition relevant du préfet et du tribunal administratif.
Un bilan purement académique chiffré de l’application de la réforme a été dressé par l’administration académique en cours de laa conférence de presse (voir  http://www.provenceducation.com/?p=26951)

« Le dossier de l’équité est un point essentiel de notre politique »

Le recteur avait fait précéder cette partie par un exposé plus classique de 60 minutes (entrecoupé d’interventions des IA-DASEN qui ont chacun  à charge un dossier académique thématique, suite à la ...

Suite de l'article sur Provence Education.

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