mardi 14 octobre 2014

RYTHMES SCOLAIRES : « LA LOI A ROMPU UN PRÉCIEUX ÉQUILIBRE »

Pour Rose-Angélique Belot, psychologue clinicienne spécialisée dans le développement de l’enfant, les nouveaux rythmes scolaires obligent, de fait, les écoliers à rester jusqu’à 18 h.


Besançon. Psychologue clinicienne, maître de conférence en psychologie clinique à l’université de Besançon, spécialisée dans les liens précoces et le développement psychique du jeune enfant, par ailleurs mère d’une petite fille de 8 ans, Rose-Angélique Belot connaît bien les questions liées à l’enfance. Aussi vient-elle d’adresser un courrier au référent périscolaire de la ville de Besançon pour lui faire part de « la totale inadéquation de ces nouveaux rythmes scolaires, eu égard au bien-être de l’enfant, à son développement et à la vie familiale ».

Pourquoi êtes-vous opposée à cette loi ?
Mon regard de mère croise celui de la professionnelle et, à ce titre, nombreux sont les arguments en défaveur de cette loi.
La nécessité de bi-activité économique des couples, aujourd’hui, contraint souvent les enfants à rester à l’école jusqu’à 18 h le soir. La possibilité d’un emploi du temps aménagé pour les parents (le mercredi libéré) permettait jusqu’à présent une harmonie familiale et une récupération physique et intellectuelle importante de l’enfant le mercredi car effectivement, il pouvait être « contraint » les autres soirs de rentrer avec ses parents à la maison après 18 h.
Cette organisation des rythmes de l’enfant dans le primaire (4 jours d’école hebdomadaire) était tout à fait judicieuse et répondait à bon nombre de critères en terme de qualité de vie, croissance psychique et harmonie de la vie familiale.
Est-ce la seule raison pour laquelle vous émettez des critiques ?
Un autre point, et non des moindres, est celui de l’organisation des nouveaux rythmes scolaires depuis le mois de septembre dans les écoles à Besançon. C’est à un véritable capharnaüm auquel les parents et enfants sont confrontés chaque jour.
L’instauration des nouveaux rythmes scolaires a comme conséquence directe une augmentation du nombre d’heures pour les enfants à l’école. Ils y sont davantage et dans des conditions absolument défavorables pour eux.
Personnellement, face au grand désarroi de ma fille (les mots sont justes car c’est de cela dont il s’agit), j’ai dû ...

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