vendredi 5 février 2016

À #Marseille, l’urgence d’un plan de rattrapage pour les #écoles

L’état déplorable des établissements marseillais sera le sujet phare du conseil municipal de ce lundi. Les élus de l’opposition PS et Front de gauche montent de nouveau au créneau.


Il aura fallu qu’un quotidien national s’en empare pour que l’état d’insalubrité des écoles marseillaises fasse réellement scandale, et déclenche une certaine agitation du côté du gouvernement et de la Ville de Marseille. Le conseil municipal de ce lundi 8 février, où devait, de toute façon, être évoqué le dossier tout aussi calamiteux des rythmes scolaires, devrait prendre de fait une autre tournure. De quoi agacer passablement les élus municipaux de l’opposition de gauche qui n’ont eu de cesse de dénoncer cette lente dégradation, au fil des mandats de Jean-Claude Gaudin (LR).
« Tout le monde, ou presque, s’offusque de la gestion municipale des écoles » s’étonne Jean-Marc Coppola, conseiller municipal communiste. « Certains se renvoient même la balle. La ministre de l’Éducation nationale a l’air de découvrir le sujet depuis… L’automne dernier et parle d’indignité de la République. Pourtant, il ne se passe pas une semaine sans que Marseille ne voit la visite d’un ou plusieurs ministres », remarque l’élu, constatant que la Ville de Marseille se retrouve au « pied du mur ». Mais l’élu ne croit pas que la médiatisation puisse changer la donne. « Car l’austérité est la boussole des budgets de l’État et de la commune » assène-t-il.
Fort de son expérience de vice-président de la Région délégué aux lycées, il estime que la responsabilité des écoles est « partagée entre l’État et la commune. Devant de tels problèmes aussi graves, voire dangereux, c’est ensemble qu’ils doivent les résoudre et dans l’urgence. » Il pointe la part des investissements de la Ville dans les écoles, « beaucoup trop faible » et, dans le même temps, la baisse des dotations aux collectivités locales, imposée « depuis des années et des années. » Pour Jean-Marc Coppola, c’est « l’égalité de la République » qu’on bafoue, non seulement au niveau national mais aussi au sein du territoire communal puisque les écoles les plus touchées sont dans le Nord et le centre de la ville. L’élu réclame en conséquence à l’État une...

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