lundi 6 janvier 2014

La Bouilladisse. Rythmes scolaires : ils ne baissent pas la garde

Le Conseil municipal prend acte d’une motion des parents d’élèves.
C’est dans les questions diverses que le Maire de La Bouilladisse a proposé aux élus, lors de la dernière séance du Conseil municipal, de donner son avis sur la motion rédigée par les associations de parents d’élèves les AIL et « Pour nos pitchouns ». Une motion portant sur les nouveaux rythmes scolaires dont ils ne veulent toujours pas entendre parler pour la prochaine rentrée scolaire.
« Nous partageons le souci d'organiser les temps scolaires dans le respect des besoins des enfants, mais la réponse apportée par la réforme ne nous paraît pas adaptée », soulignent-ils avant de rappeler : « Cette réforme va accentuer les inégalités territoriales. En effet, en réduisant le temps scolaire de la journée, elle laisse à la charge des collectivités locales l'organisation d'activités péri-éducatives. Ces activités, dépendantes de la volonté et des moyens des collectivités locales, vont être différentes selon les territoires et augmenter les inégalités sociales. Que deviennent les valeurs qui nous sont chères telles que l'égalité des chances ou encore l'unité républicaine ? »
La Bouilladisse est parmi les 116 communes du département(*) qui ont voté le report de la mise en place de la réforme, mais ici les associations de parents d’élèves semblent toujours autant déterminées dans leur refus, notamment de la territorialisation de la loi. Leur motion en témoigne : « En transférant vers les collectivités territoriales le temps périscolaire des activités et des apprentissages, la réforme ouvre la possibilité d'une
marchandisation de l’Education et une remise en cause du caractère public de l'école. Que restera-t-il de la gratuité de l'enseignement public en France ? (…) Nous refusons, que soit faite la moindre économie sur ce qui s’avère être notre plus fort potentiel d'investissement, notre avenir, nos enfants. »
 Leur texte exprime clairement leur demande destinée au ministre de l’Education nationale : « Que le décret du 24 janvier 2013 soit abrogé, qu'une véritable réflexion sur les rythmes et l'apprentissage soit menée (…) »
Les élus locaux ont pris acte de cette motion, mais la loi est la loi ! Et malgré ses désaccords sur les aspects organisationnels et financiers qui en découlent pour les enfants, les collectivités, et pour les parents, la municipalité poursuit son travail pour faire en sorte que la réforme soit appliquée dans les moins mauvaises conditions. Le maire a invité les associations de parents d’élèves à une prochaine réunion -mardi 28 janvier à 18h30, salle des fêtes-. Il sera alors question d’évaluer le dispositif périscolaire susceptible d’être retenu.
Jeannette Riou (La Marseillaise, le 5 janvier 2014)
(*) Seules trois communes l’ont instaurée à la rentrée scolaire 2013 : Mouriès, Cuges-les-Pins, Gréasque.

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